Je m’appelle Clara Sahajian, et les animaux font partie de ma vie depuis aussi loin que je m’en souvienne.
Chez moi, ils ne sont pas “des chiens”.
Ils sont des membres de ma famille.
Aujourd’hui, je partage mon quotidien avec quatre compagnons qui font battre mon cœur chaque jour.
Heaven, chihuahua de 14 ans, est le tout premier.
Je l’ai depuis mes 14 ans. C’est mon petit prince, celui qui a inspiré le nom de la pension. Il m’accompagne partout et, malgré sa petite taille, c’est clairement le chef de toute la meute 🥰
Helia, berger australien de 14 ans, est entrée dans ma vie lorsque j’étais musher à l’Alpe d’Huez.
Elle était ma chienne de tête, celle qui dirigeait le traîneau.
Le jour où nos regards se sont croisés, on s’est trouvées. Depuis, nous ne nous sommes jamais quittées.
Aujourd’hui, elle vit une retraite paisible, remplie d’amour et de tendresse.
Lilou, croisée border de 8 ans, a une histoire plus troublante.
Elle a connu un premier maître qui voulait l’euthanasier… jusqu’au jour où une mamie est venue la sauver.
Lilou a vécu quelques années avec elle, avant d’être mise en pension chez moi pendant huit mois.
Au bout de ces huit mois, la mamie a décidé qu’il fallait lui trouver une nouvelle famille.
Mais Lilou n’est jamais repartie.
On s’est choisies. Elle nous a choisies.
Elle est devenue une fidèle amie, une sœur, notamment pour ma chienne Xena 🪽
Puis il y a la petite dernière, une croisée teckel–chihuahua de 5 ans.
Après quelques séjours en pension, je l’ai vue à la SPA et j’ai décidé de l’embarquer avec nous pour de nouvelles aventures.
C’est une vraie chipie, avec son caractère bien trempé de teckel, mais une chose est sûre :
elle adore être entourée de chiens, surtout les petits.
Il y a peu, j’ai perdu Xena, ma malinoise de 9 ans.
Son histoire est différente, peut-être plus dure.
J’avais 19 ans quand je l’ai trouvée attachée à un banc. Son propriétaire n’était pas très loin, il m’a dit qu’il la vendait.
Elle avait six mois, et dans ses yeux, il n’y avait qu’un seul message : changer de vie.
Xena avait été battue. Elle avait servi pour des combats de chiens.
Un début de vie terrible pour ma douce et fidèle Xé.
Mais heureusement, nous nous sommes trouvées.
Dès son arrivée dans mon premier appartement, elle a rencontré Heaven.
Elle est immédiatement devenue son ange gardien… et le nôtre 💕
Aucun autre chien ne pouvait s’approcher de lui sans sa validation.
Elle était son bouclier, et je lui en serai reconnaissante toute ma vie.
Rien, dans ma vie, ne me prédestinait à devenir gérante d’une pension canine, ni même musher.
À 19 ans, j’étais coiffeuse, dans un petit salon à Tain-l’Hermitage.
Je vivais en appartement avec deux chiens, et toute ma journée était organisée autour d’eux.
Nous faisions entre quatre et cinq heures de balades par jour.
Très vite, j’ai compris que je ne voulais plus faire ce métier.
Je voulais une vie où je pourrais travailler avec mes chiens, pas sans eux.
Alors j’ai tout changé.
Sans aucune expérience, j’ai appelé une structure de chiens de traîneau à l’Alpe d’Huez.
Je leur ai expliqué que je voulais changer de voie et faire les saisons avec eux.
Je connaissais les animaux, les chiens, leurs besoins… mais rien de plus.
Et pourtant, j’ai tout quitté.
J’ai pris mes chiens, leurs paniers, leurs croquettes, et je suis montée à 1800 mètres d’altitude, dormir en pleine montagne, entourée de nature et de chiens.
Pendant deux ans, j’ai travaillé comme musher, accompagnant les touristes en balade en chiens de traîneau.
J’y ai énormément appris : la vie de meute, la communication canine, leurs besoins profonds.
Mais il manquait encore quelque chose.
Heaven m’attendait à la maison, et Xena ne me suivait que le matin.
Alors, une fois de plus, j’ai décidé de tout arrêter.
Je suis rentrée sur Valence.
Je me suis formée, toujours dans le domaine canin, et j’ai commencé à monter ma propre entreprise :
garde de chiens, services à domicile, balades canines.
En parallèle, j’ai travaillé pendant deux ans dans une pension familiale appelée La Vie est Belle.
Cette expérience m’a énormément apporté : la gestion de groupes, l’hygiène, l’entretien des locaux, la rigueur et la discipline.
J’avais aussi la chance de pouvoir emmener les chiens que je gardais à Heaven Dog, ce qui rendait cet équilibre encore plus précieux.
Au bout de deux ans, j’ai arrêté, car de plus en plus de personnes me demandaient de garder leurs chiens chez moi.
Le 5 juillet 2020, Heaven Dog a officiellement vu le jour.
Aujourd’hui, je peux le dire sans hésiter :
c’est grâce à Xena que cette pension existe.
Des balades chaque jour, une maison pleine de poils, des copains à volonté.
Xena est à l’origine de cette aventure.
Grâce à elle, ce lieu existe :
un endroit où chaque chien est aimé et compris 🤍🐕
